Carte Postale Caro & James : mon prochain premier jour de grimpe

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J’avais envie de vous raconter notre récente aventure en Ethiopie, et promis j’y viendrai bientôt, mais je ne voyais pas par quel bout commencer…Comment vous raconter un voyage ahurissant, un choc de culture, vécu il y a juste un mois qui paraissent être 5 ans, quand vraiment pour l’instant, ce qui me fait rêver c’est juste ce petit bout de rocher à 7 km de chez moi…

Je le connais comme ma poche et pourtant je m’y perds encore (comme quoi on peut être grimpeur et ne pas savoir s’orienter dans sa maison), et la perle quand on y fait un tour (enfin d’habitude), c’est justement de trouver un petit bout de caillou, quelques prises qu’on n’avait pas repérés avant. Bien sûr ce sera un bloc en éliminantes, mais quand on ouvre dans son jardin, on fait avec ce qu’il reste. 


James Pearson dans "Le Baron perché" - La Capelle Masmolène...avant le confinement


Mais pour ma première journée de grimpe dehors, je ne vise pas bien haut, je n’ai pas  vraiment dans l’idée de « croiter », de forcer ou d’hurler;  je rêve simplement de refaire mes classiques, de toucher des prises dont je me rappelle : cette arquée formée par une veine de fer, ce plat qui demande un positionnement parfait des doigts. J’ai envie de prendre mon temps, de m’asseoir sur mon pad et de toucher le rocher avant de m’y pendre. J’ai envie de prendre le temps de bien nettoyer mes chaussons avant de les reposer sur le grain de grès. J’espère qu’il y aura juste quelques grimpeurs avec lesquels me réjouir, et j’emmènerai un beau pique nique. Peut-être même une bouteille de champagne. Une ou deux gorgées entre chaque bloc peut-être… 

J’aime penser que La Capelle se repose, que quand nous ressortirons, des fleurs seront sorties en plein dans les zones de réceptions, peut-être y aura-t-il même des terriers? Et qu’il y aura peut être de la mousse dans les blocs, des ronces en travers du chemin. Il fa falloir l’enlever et ça me fait presque mal au cœur. 

Mon prochain jour de grimpe, il n’aura rien d’exceptionnel, et pourtant il sera parfait.



Stéphanie Bodet et Cathy Jolibert à la parade pendant la journée "Grimpeuses" de septembre 2019 - organisée par Caroline Ciavaldini